Couverture voyage : ce qu’il faut connaitre sur la sécu et les voyages à l’étranger

La sécurité sociale est mentionnée, dans l’article 22, de la déclaration universelle des droits de l’homme comme étant un « droit ». Elle se définit comme l’ensemble des moyens mis en place par la société dans le but d’éviter les déséquilibres économiques et sociaux dus à la baisse des revenus. En France, comme d’autres pays, il y a certaines mises au point la concernant avant de quitter le pays afin de pouvoir garder ces droits et de voyager en toute sécurité.

Pour les courts séjours qui ne durent que quelques mois

Pour partir en voyage l’esprit tranquille, il est vivement recommandé, voire impératif, de souscrire à un contrat d’assistance et d’assurance voyage qui vous permet, dans tous les pays, de bénéficier de vos droits en matière de santé. Dans ce cas, vous pouvez être remboursé et demandé, si nécessaire votre rapatriement ou autre, en ayant droit à la sécurité sociale. Pour les courts séjours, comme les missions professionnelles, l’activation de ce droit ne posera aucun souci. Par contre, si vous partez en vacances de plus de 3 mois, c’est la souscription à une assurance voyage et votre statut, qui vous permettront de bénéficier d’un remboursement de vos dépenses pour vos soins médicaux à l’étranger.

Pour les longs séjours qui durent quelques années

La sécurité sociale peut également être mobilisée en cas de voyage sur un long séjour. En effet, ce dernier peut se faire lorsque l’employeur met à disposition d’une autre entreprise sans lien juridique avec la sienne, un salarié pour un contrat d’aide et d’appui en tout genre. C’est-à-dire quand elle le place hors de son cadre d’emploi, et dans un autre pays. Par contre, même si l’employé travaille dans un pays étranger et dans un autre organisme, il devra continuer à bénéficier de ses droits (avancement, retraite, etc.). Par ailleurs, dans ce cas précis, il continuera aussi à jouir de son régime de sécurité sociale, mais le maintien dépend de la durée du séjour et de la destination, mais aussi selon les accords et conventions mis en place entre les pays étant donné que la personne devrait continuer à cotiser normalement, au niveau de la sécu. Si, par contre, vous partez pendant une durée assez longues pour des études, il est préférable que vous optiez pour une « assurance voyage pour étudiant » et ne pas se figer à la seule sécurité sociale. Cette option est conseillée, car les bénéfices qu’elle octroie peuvent varier en fonction du pays de votre choix et de votre âge. Dans les deux cas, de nombreux paramètres doivent être pris en compte. Il serait donc, préférable et plus sage d’exposer votre cas avant de partir à l’étranger, et demander conseil auprès de votre assureur.

Pour une expatriation, que faut-il comprendre ?

Une expatriation se produit lorsque vous quittez votre pays pour aller vous installer ailleurs, pour des raisons professionnelles. Il pourrait s’agir d’un recrutement direct par une entreprise à l’étranger, un envoi et une décision de l’entreprise sans avoir opté pour le détachement à l’étranger, ou encore, un voyage à l’étranger pour des raisons non touristiques, avec durée bien définie. Le cas d’expatriation peut aussi s’agir d’un voyage pour un stage ou formation ou encore, un départ pour vivre ailleurs tout simplement durant sa retraite, etc. Dans ces cas, pour bénéficier du régime permettant de jouir de sa sécurité sociale, vous devez souscrire en complément d’une assurance pour expatrié à la Caisse des Français à l’étranger qui est le substitut de la sécurité sociale en France. Il s’agit de garder les mêmes avantages et de bénéficier d’une couverture complète, c’est-à-dire, une prise en charge des soins et hospitalisations en cas d’incidents, remboursements des frais engagés dans les soins médicaux, etc. En plus d’une affiliation au régime de protection sociale du pays d’expatriation dans ce cas, l’adhésion est cumulée avec une adhésion à la CFE !